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Les questions les plus souvent posées au sujet du projet d'agrandissement et de rénovation de L'Hôtel-Dieu de Québec



D’où vient la décision d’agrandir et de rénover L’Hôtel-Dieu de Québec (L’HDQ)?

Le projet d’agrandissement et la rénovation de L’HDQ est avant tout un projet clinique destiné à répondre aux besoins identifiés en matière de santé dans la grande région de Québec, notamment en cancer et en néphrologie. Le projet s’inscrit dans le cadre de la réorganisation des soins de santé et des services sociaux dans la région de Québec orchestrée au début des années 2000 pour répondre à ces besoins.

Le projet de L’HDQ concrétise aussi certaines recommandations du Comité sur l’organisation des services médicaux de la région de Québec (Rapport Gabrièle) déposé en septembre 2002, à savoir le maintien d’une urgence majeure à L’HDQ et la confirmation de ses spécialités, soit :

  • l’oncologie tertiaire;
  • la néphrologie tertiaire;
  • la radio-oncologie;
  • l’implant cochléaire;
  • l’hémodynamie diagnostique et thérapeutique;
  • la nutrition parentérale tertiaire.

Le rapport Carignan (2002), relatif aux missions des centres hospitaliers universitaires, ainsi que les modifications apportées au début de 2004 à la Loi sur les services de santé et les services sociaux par l’adoption de la Loi 25 créant les réseaux locaux de santé, ont également eu un impact sur la décision d’agrandir et de rénover L’HDQ.

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Pourquoi maintenir L'HDQ sur son site actuel?

Plusieurs arguments militent pour le maintien de L'HDQ sur son site.

  • Le projet ne concerne que quatre de la vingtaine de bâtiments que comporte l’hôpital : plusieurs de ses principales infrastructures de soins (radiothérapie, chimiothérapie) et de recherche ne sont pas touchées par le projet. Déménager l’hôpital impliquerait des dépenses supplémentaires pour reloger des services qui n’ont pas besoin d’être délocalisés, sans compter les coûts associés à l’entretien des édifices qui deviendraient vacants.
  • L’HDQ concentre depuis plus de 25 ans les efforts de développement régionaux en cancérologie et en néphrologie (soins, recherche fondamentale et clinique). De plus, L’HDQ est déjà le centre de cancérologie desservant l’Est du Québec.
  • Des investissements de plus de 150 M$ en infrastructures ont été consentis dans les dix dernières années, notamment pour le Département de radiothérapie, la tomodensitométrie par émissions de positrons (TEP), pour le Centre de recherche de L’HDQ et le Centre de recherche clinique et évaluative en oncologie (CRCEO).
  • Le projet est conforme à l’organisation régionale des services de santé. Sa délocalisation risque d’entraîner des ruptures de service tant à L’HDQ que dans les autres établissements régionaux en raison de l’augmentation des clientèles. De plus, elle risque d’engendrer des délais supplémentaires de 5 à 10 ans en questionnement et en recherche de solutions alternatives.
  • L’HDQ est un acteur économique majeur pour le secteur du Vieux-Québec avec ses 2 200 employés et son centre de recherche reconnu internationalement. C’est un levier pour le développement et la revitalisation architecturale, urbaine et historique du secteur (Église St-Patrick, quadrilatère côte du Palais, Arsenal, Carleton, McMahon – Le CRCEO a d’ailleurs remporté plusieurs prix, dont un Mérite d’architecture de la Ville de Québec).
  • L'HDQ, le plus vieil hôpital installé en Amérique du Nord, perpétue, sur son site fondateur, l'oeuvre et la mission des Sœurs Augustines de la Miséricorde de Jésus.

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En plein arrondissement historique, ne risquez-vous pas de faire des découvertes archéologiques qui retarderont le projet?

Des forages aux fins d’inventaire archéologique ont été effectués au printemps et à l'automne 2010, sur les rues De Saint-Vallier, des Remparts et Charlevoix ainsi que sur la côte du Palais. Des tranchées ont été creusées sur le site de la rue De Saint-Vallier et quelques artefacts en ont été extraits. Les fondations mises au jour ont été inventoriées, photographiées et recouvertes. Le rapport de ces recherches révèle que les sites explorés sont d’un faible intérêt archéologique et recommande une surveillance durant la période des travaux. 

Par ailleurs, le CHUQ, sur recommandation du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (MCCF), a conservé les écuries datant de 1851 situées sur la rue Charlevoix. Elles seront intégrées au concept du futur édifice qui doit être érigé à l'angle de la rue Charlevoix et de la côte du Palais.

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Allez-vous ajouter des places de stationnement aux entrées de l’hôpital?

Le nombre de places actuellement disponibles à l’entrée principale et à l’entrée de l’urgence sera maintenu. Ces entrées seront redessinées pour faciliter l’embarquement et le débarquement des usagers de l’hôpital.

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Pourquoi n’ajoutez-vous pas de places de stationnement?

Conformément à la volonté de la Ville de Québec de réguler le trafic automobile dans le quartier et compte tenu de l’offre existante, aucun espace de stationnement supplémentaire n’est prévu. Selon les informations extraites du Plan directeur du quartier Vieux-Québec-Cap-Blanc, publié en juin 2008 par la Ville de Québec, le Vieux-Québec offre plus de 6 500 places de stationnement dans un rayon de 750 mètres autour de l’hôpital. On y retrouve, entre autres :

  • directement relié à l’hôpital par un tunnel, le stationnement de L’Hôtel-Dieu de Québec, 537 places, n’est complet qu’en de rares occasions par année;
  • à moins de 500 mètres, soit une marche de six à sept minutes, le stationnement de l’Hôtel de Ville, 687 places, et le stationnement Chauveau, 478 places, peuvent également être utilisés;
  • à environ 700 mètres, le stationnement D’Youville, 1 366 places.

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Avez-vous prévu plus des places de stationnement pour répondre à l’augmentation de personnel?

Non, pour les mêmes raisons que celles évoquées plus haut. De plus, la tendance observée ces deux dernières années auprès des employés démontre une augmentation de l’utilisation de moyens de transport alternatifs à l’automobile (marche, transport en commun, vélos). La popularité du programme L’Abonne-bus (abonnement mensuel du Réseau de transport de la Capitale à tarif préférentiel) et le récent agrandissement du garage à vélos des anciennes casernes laissent croire à une stabilisation des besoins du personnel en matière de stationnement, et ce, malgré l’augmentation des effectifs.

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Est-ce que vous consultez les résidants, les commerçants et les travailleurs du Vieux-Québec?

Outre plusieurs rencontres d’information tenues depuis deux ans auprès de divers organismes représentant les citoyens et les commerçants, le CHUQ a créé un comité de « bon voisinage » en automne 2010 à la suite d’une suggestion des représentants du Comité des citoyens du Vieux-Québec et du Conseil de quartier Vieux-Québec-Cap Blanc-colline Parlementaire. Cette instance relève du comité exécutif du projet. Elle se veut un forum d’information et d’échanges sur tous les aspects du projet qui affectent directement les résidants, les commerçants et les institutions du voisinage. En plus des représentants du CHUQ et de ses partenaires, sa composition de base en est la suivante :

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Qui sont les partenaires gouvernementaux ou municipaux du CHUQ dans la réalisation du projet?

Plusieurs partenaires ont leur mot à dire à un moment ou à un autre de la réalisation du projet :

  • le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS);
  • le Conseil du trésor;
  • Infrastructure Québec;
  • l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale;
  • le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine,
  • la Commission des biens culturels du Québec;
  • la Corporation d’hébergement du Québec;
  • la Ville de Québec;
  • la Commission d’urbanisme de la Ville de Québec;
  • Parcs Canada.

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Est-ce qu’il y a une coordination du projet avec la Ville de Québec?

L’équipe de projet du CHUQ et le bureau du gestionnaire de projet, le consortium BPR Bâtiment/CIMA+, travaillent de concert avec la Ville de Québec. Un comité mixte s’assure de la coordination entre le projet et les services municipaux. Il traite principalement de :

  • gestion des demandes d’opinions, de modification au zonage et de permis de construction, de démolition;
  • archéologie et décontamination;
  • intégration architecturale;
  • aménagement urbain;
  • circulation et transports;
  • organisation de chantier;
  • aqueduc et égouts;
  • génie civil;
  • protection contre les incendies;
  • communications avec les résidants et les commerçants.

Par ailleurs, un comité tripartite MCCCF, Ville de Québec et CHUQ travaille à l’élaboration des critères et des orientations d’intégration architecturale du projet.

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Est-ce que le projet de L’HDQ est compatible avec celui du Lieu de mémoire habité des Augustines?

Le Comité d’harmonisation des projets de L’HDQ et du Lieu de mémoire habité des Augustines veille à ce que les deux projets puissent se réaliser dans le respect des vocations et des missions des deux institutions. Outre le CHUQ, ce comité rassemble :

  • les Sœurs Augustines de la Miséricorde de Jésus du monastère de L’Hôtel-Dieu de Québec;
  • le MCCCF;
  • la Commission de la capitale nationale du Québec;
  • la Ville de Québec. 

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