La curiethérapie consiste à placer directement dans la tumeur, ou dans une cavité du corps, des sources radioactives. Celles-ci sont irradiées à l’aide d’un projecteur de sources. Le but premier du traitement est de détruire les cellules cancéreuses en évitant d’affecter les tissus sains environnants. Deux techniques de curiethérapie sont possibles : la curiethérapie à bas débit et la curiethérapie à haut débit.
Curiethérapie à bas débit
Au CHUQ, la curiethérapie à bas débit est caractérisée par l’introduction permanente d’implants d’iode radioactifs à l’intérieur de la tumeur. L’intervention, qui prend environ une heure, est réalisée sous anesthésie locale, régionale ou générale. Puisque les sources radioactives n’émettent que très peu de radiations à l’extérieur du corps du patient, le retour à la maison peut se faire sans recommandation spéciale.
On utilise la curiethérapie à bas débit en particulier pour le traitement des cancers de la prostate et de l’appareil reproducteur féminin dont la progression est relativement peu avancée.
Curiethérapie à haut débit
Lors d’un traitement à haut débit, la source de radioactivité circule à travers la tumeur, marquant des arrêts à certaines positions. Au CHUQ, on utilise des tubes en plastique (cathéters) ou des aiguilles reliés au projecteur de source pour diriger la radiation. Après une à cinq minutes d’irradiation, la source retourne se loger dans son compartiment blindé. On peut ainsi délivrer de très hautes doses dans un temps très court, réduisant ainsi la durée et la fréquence des traitements. Certains cancers à un stade avancé, tels que les cancers de la prostate , sont traités par cette technique à L’Hôtel-Dieu de Québec.