La recherche fait partie intégrante de la mission du CHUQ. Une équipe de quelque 260 chercheurs et 720 étudiants gradués (postdoctorat, doctorat et maîtrise) travaillent quotidiennement à faire avancer les connaissances dans le domaine de la santé. Les recherches réalisées au CHUQ se distinguent tant par leur grande diversité que par leur haute qualité.
Toute l'information relative au Centre de recherche du CHUQ (CRCHUQ) se trouve au www.crchuq.ulaval.ca.
De la même manière qu’une seule direction administrative gère les trois hôpitaux, les différentes activités de recherche menées dans les trois établissements du CHUQ se trouvent sous la gouverne d’une direction scientifique unique. Par ailleurs, l'ensemble des chercheurs adhèrent au cadre réglementaire sur l'organisation et les bonnes pratiques de la recherche au CHUQ.
Une recherche ciblée
Au cours de la dernière année, le CRCHUQ a redéfini ses principaux axes de recherche qui reflètent les missions de recherche, d’enseignement et de soins du CHUQ. Les chercheurs des trois sites de recherche du CHUQ concentrent ainsi leurs travaux dans les domaines suivants :
L’axe cancer est l’un des grands domaines de recherche du CRCHUQ. Cet axe est intégré sous six thématiques : biologie cellulaire, génomique fonctionnelle, physique oncomédicale et thérapie expérimentale, chimie médicinale, recherche clinique et translationnelle, évaluative et épidémiologique, psycho-oncologie et soins palliatifs. Ayant atteint une masse critique impressionnante, nos chercheurs ont innové sur des sujets aussi complexes que variés telles la transgénèse et la thérapie génique.
L’axe endocrinologie et génomique se consacre à l’étude des mécanismes d’actions des hormones et des désordres endocriniens liés aux hormones stéroïdiennes et les neuropeptides. Les hormones étant des modulateurs de l’expression des gènes dans les tissus cibles, la génomique s’est inscrite tout naturellement au fil des ans dans la programmation de recherche de cet axe qui s’intéresse plus particulièrement à l’identification et l’évaluation de la contribution des déterminants génétiques des maladies complexes. Les principales approches utilisées dans ce secteur de pointe couvrent les aspects biosynthèse, inactivation, caractérisation et contrôle de l’action des hormones ainsi que l’approche génétique des maladies reliées aux hormones. Les technologies qui sont utilisées par ces chercheurs sont diversifiées et incluent la biologie cellulaire et moléculaire, l’expression génique, la génomique, la protéomique, la chimie médicinale, la cristallographie de protéines, la spectrométrie de masse, les souris génétiquement modifiées et la bio-informatique.
L’axe infectiologie et immunologie est un autre domaine d’importance au CRCHUQ. Les chercheurs y oeuvrent en recherche fondamentale ainsi qu’en recherche clinique et appliquée pour mieux connaître sous tous leurs aspects les mécanismes qui sous-tendent le déclenchement et le développement des infections microbiennes. L’objectif ultime est d’en arriver à mieux contrôler les maladies infectieuses et à mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires de l’immunité et du processus inflammatoire tels qu’ils se manifestent tant dans les maladies inflammatoires que dans la défense de l’hôte. Ils visent également à développer de nouveaux tests diagnostiques ainsi que de nouvelles approches préventives et thérapeutiques pour les maladies infectieuses, inflammatoires et rhumatismales. Un groupe de recherche étudie également le développement de tolérance immunologique envers les greffes d’organes ou de cellules.
Le but premier de la recherche menée dans cet axe est de promouvoir le transfert des connaissances biomédicales à la pratique clinique. Les chercheurs de cet axe font appel à des approches expérimentales à la fine pointe de la technologie comme les biopuces à ADN et à protéines, la microfluidique et la nanotechnologie, la bio-informatique, la spectrométrie de masse et la microscopie confocale en temps réel.
L’axe métabolisme, santé vasculaire et rénale regroupe des chercheurs intégrés dans les programmes d’enseignement de l’Université Laval à tous les niveaux et auprès des équipes de soins aux malades dans chacun des hôpitaux du CHUQ. Ce grand domaine de recherche se répartit en sous-secteurs regroupant l’appareil vasculaire, la néphrologie, la dialyse et la transplantation rénale ainsi que des troubles métaboliques : diabète, syndrome métabolique, maladies lipidiques. Les chercheurs de cet axe s’intéressent, entre autres, à la prévention, l’évaluation et le traitement des maladies vasculaires, du diabète et des maladies lipidiques, de même qu’aux mécanismes cellulaires et moléculaires du système vasculaire, au stress oxydant et à la dysfonction endothéliale, à la génétique des traits complexes, à la bioingénierie des vaisseaux, à l’inflammation et à la régénération tissulaires.
Les chercheurs de l’axe neurosciences font partie d'équipes multidisciplinaires qui aspirent à comprendre les mécanismes biologiques qui sous-tendent le fonctionnement normal et pathologique du système nerveux central et périphérique ainsi que celui du système musculaire. Ce domaine de recherche vise la compréhension de la physiopathologie et la découverte de nouveaux modes de traitement des déficiences et incapacités liées aux lésions et des maladies neurologiques, psychiatriques et neuromusculaires. Les thématiques portent sur l'étude des maladies neurodégénératives, neuromusculaires, neurogénétiques, les lésions et les traumatismes cérébraux ainsi que ceux de la moelle épinière, la régénération et la réorganisation du système nerveux, la santé mentale, la santé de la vision, le développement de la biothérapie et des méthodes d'évaluation clinique standardisées et des méthodes d'intervention en neuromodulation. Les chercheurs de cet axe du CRCHUQ participent très activement à l'essor du Regroupement Neurosciences et Santé mentale de l'Université Laval.
L’axe reproduction, santé périnatale et santé de l’enfant est issu de la vocation clinique historique des hôpitaux du CHUQ et de l’importance de la recherche qui y est associée. L’étude de plusieurs aspects de la reproduction humaine, des problèmes de santé entourant la grossesse et l’accouchement ainsi que la santé de l’enfant y est jumelée avec l’impact social, les préoccupations éthiques et la sensibilisation de la population et des politiciens. Cet axe jouit d’une concertation bien orchestrée entre les chercheurs des différents centres hospitaliers du CHUQ notamment par le rapprochement des sciences fondamentales et de la recherche clinique et l’interdisciplinarité. Les chercheurs qui y sont regroupés utilisent plusieurs approches faisant appel aussi bien à la biologie cellulaire-moléculaire, à la génomique ainsi qu’à diverses disciplines de la santé intégrées dans une programmation de recherche clinique incluant l’évaluation des technologies.
Les principales thématiques de recherche sont : l’ontogénie, l’infertilité, la différenciation sexuelle, la reproduction et la santé de la femme, la santé du nouveau-né et de l’enfant, la génétique et le développement reliés au retard mental héréditaire, la grossesse et la périnatalité.
Ces thématiques sous-tendent les préoccupations suivantes :
- La reproduction comme source de transmission épigénétique de certains traits complexes et comme indicateur d’impact générationnel.
- La grossesse comme modèle pour comprendre de façon intégrée l’interaction entre les systèmes endocriniens, inflammatoires et métaboliques.
- La compréhension des mécanismes de développement fœtal et de maturation.
- La prévention de la prématurité et de ses conséquences à long terme pour l’enfant, les parents et la société.
L’axe santé des populations et environnementale est entièrement orienté vers l’identification des facteurs de risques et la prévention des maladies ainsi que l’amélioration de la santé de la population. Notre force et notre caractère unique proviennent de notre ancrage solide dans la pratique professionnelle en santé publique. Ainsi, le transfert des connaissances vers les praticiens et en soutien à la mise en oeuvre des politiques de santé publique efficaces constitue notre spécificité. Cet axe regroupe des chercheurs de disciplines variées telles la médecine, la toxicologie, la psychologie, l’épidémiologie et la santé publique.
L’approche « population » caractérise cette recherche, laquelle porte principalement au CRCHUQ sur deux grands enjeux de santé publique : la santé environnementale et les maladies infectieuses. Les changements climatiques, la qualité de l’eau, de l’air, des sols et la contamination de la chaîne alimentaire par des polluants sont des exemples d’activités de recherche financées en environnement alors que les maladies infectieuses évitables par la vaccination et le développement de vaccins caractérisent les travaux des chercheurs en maladies infectieuses. Cependant, d’autres thématiques telles que la santé des Autochtones, la santé au travail, le cancer, les traumatismes et la nutrition sont également abordées. Ce groupe de chercheurs travaille en partenariat étroit avec l’Institut national de santé publique du Québec, qui abrite le Centre IRSC pour la santé des Inuits et les changements environnementaux Nasivvik et est partenaire du Réseau de centres d’excellence du Canada ArcticNet pour étudier les impacts des changements climatiques dans l’Arctique canadien.
Les recherches de l’axe transfert des connaissances et évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé se concentrent sur deux volets. Dans le premier, elles ont pour but de produire les fondements conceptuels, méthodologiques et empiriques nécessaires aux interventions efficaces en matière de transfert des résultats de recherche dans les prises de décision des individus, des professionnels de la santé, des administrateurs et des responsables des politiques publiques. Le deuxième volet vise l’évaluation des technologies et des pratiques. Dans ce contexte, l’équipe de recherche collabore étroitement aux travaux de l’Unité d’évaluation des technologies et modes d’intervention en santé (UETMIS) du CHUQ. Cet axe abrite également un site du Centre et réseau canadien Cochrane.
Une recherche appliquée
La Société de valorisation des applications de la recherche (SOVAR) est une société en commandite dont la mission est de valoriser les découvertes et les innovations développées dans les laboratoires de recherche de ses commanditaires : l’Université Laval et le CHUQ.
En collaboration étroite avec les chercheurs, SOVAR analyse le potentiel commercial des résultats des travaux de recherche, participe à l'élaboration d'un plan de valorisation et collabore au développement d'une stratégie de financement structurée, susceptible d'intéresser des partenaires financiers ou industriels à développer l'innovation technologique.