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Règles douloureuses et infertilité : Des chercheurs identifient le rôle d'une protéine impliquée dans l'endométriose    

Québec, le 17 décembre 2012 - Les femmes qui souffrent d’endométriose peuvent avoir espoir, puisqu’une équipe du Centre de recherche du CHU de Québec vient de franchir un nouveau pas dans la compréhension de ce problème gynécologique qui touche une femme sur dix.


L’endométriose est créée par la prolifération de cellules endométriales en dehors de l’utérus. En temps normal, ces cellules qui tapissent l’utérus sont évacuées avec les menstruations. Toutefois, chez la femme souffrant d’endométriose, leur prolifération à l’extérieur de l’utérus provoque des réactions immunitaires et inflammatoires et entraîne des douleurs au bas-ventre. D’ailleurs, la moitié des règles douloureuses serait attribuable à ce problème. L’endométriose peut aussi causer des saignements irréguliers, des maux de dos, des problèmes intestinaux et, dans 40 à 45 % des cas, l'infertilité. L’endométriose pourrait également prédisposer au cancer de l’ovaire dans certains cas plus rares, selon quelques études.


« Nos travaux démontrent qu’une protéine, le MIF, est impliquée dans l’endométriose. En situation normale, le MIF permet la multiplication cellulaire, la réparation des tissus et la production de nouveaux vaisseaux sanguins. Toutefois, chez les femmes qui souffrent d'endométriose, il y a un excès de MIF et c’est ce qui joue un rôle déterminant dans le déclenchement et l’aggravation de l'inflammation. Cet excès de MIF est retrouvé dans le sang, dans les lésions d’endométriose actives et hémorragiques, mais aussi dans l’endomètre des patientes. Selon certaines de nos recherches confirmées par d’autres à travers le monde, le MIF serait également associé aux symptômes cliniques majeurs de l’endométriose », explique le Dr Akoum, du Centre de recherche du CHU de Québec et professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’Université Laval.


L’importance de cette recherche réside dans le fait que l’équipe du Dr Akoum a réussi à comprendre pourquoi ces femmes produisent un excès de MIF. Le MIF produit une enzyme qui participe à l’accumulation d’œstrogène dans les cellules endométriales en dehors de l’utérus. La surabondance d'œstrogènes qui en résulte stimule à son tour la production de MIF, créant ainsi une douloureuse boucle d’activation et d’amplification de la maladie.


Élogieusement commentée dans le F1000 Medicine, cette découverte est importante puisqu’elle fait progresser considérablement les connaissances sur cette maladie et la mise au point d’un traitement plus efficace. « Les traitements médicaux actuels pour traiter l’endométriose visent généralement la réduction de la production d’œstrogène. Ils sont associés à un fort taux de rechute et présentent des effets néfastes sur les autres tissus et organes qui ont besoin de ces hormones. En plus, puisqu’ils empêchent les ovaires de fonctionner et de produire les hormones nécessaires au maintien du cycle menstruel et de l’ovulation, ils ne sont pas idéaux pour les femmes qui souhaitent avoir des enfants », indique le Dr Akoum. « En brisant cette boucle infernale et en ramenant la concentration de MIF à un niveau normal, on s'attaquerait non seulement au problème d'inflammation et de prolifération anormale des cellules de l’endomètre à l’extérieur de l’utérus, mais aussi à celui de la production locale et anormale d'œstrogènes. Ce traitement pourrait être administré de façon ciblée aux femmes qui produisent trop de MIF, soit environ 70 % des patientes », ajoute le Dr Ali Akoum.


L'étude de cette équipe dirigée par le Dr Akoum a été publiée dans un la revue The American Journal of Pathology en 2012. L'étude est signée par Véronique Veillat, Valérie Sengers, Mathieu Leboeuf, Jacques Mailloux et Ali Akoum, du Centre de recherche du CHU de Québec et de la Faculté de médecine de l’Université Laval, et par leurs collègues Christine Metz du Feinstein Institute for Medical Research, Manhasset, NY, USA et Thierry Roger du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois, Lausanne, Suisse.


À propos du CHU de Québec
Constitué du CHUL, de L’Hôtel-Dieu de Québec et des hôpitaux de l’Enfant-Jésus, Saint-François d’Assise et du Saint-Sacrement, le CHU de Québec est le plus important établissement de santé du Québec et l’un des plus grands CHU au Canada. Il offre des soins généraux et spécialisés, mais surtout plusieurs services surspécialisés destinés à la population de l’est du Québec, soit un bassin de près de deux millions de personnes. Étroitement lié à l’Université Laval et tourné vers l’avenir, le CHU de Québec détient une mission d’enseignement, de recherche dans de nombreuses pointes d’excellence, et d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé. Ces vocations sont d’ailleurs soutenues par près de 14 000 employés et 1 700 médecins, dentistes et pharmaciens. Pour en savoir davantage au sujet du CHU de Québec, visitez le www.chudequebec.ca


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Source :
Josianne Vignola
Direction des communications
CHU de Québec
Téléphone : 418 525-4387

 

 

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