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Salle de presse

Apnée du prématuré : le stress, facteur de risque

Québec, le 28 janvier 2013 - Le stress durant la grossesse pourrait être la source de problèmes respiratoires chez les nourrissons selon une équipe du Centre de recherche du CHU de Québec dont les travaux ont récemment été publiés dans le Journal of neuroscience.

Les arrêts respiratoires, mieux connus sous le nom « d'apnée du nouveau-né », sont la première cause de morbidité chez les enfants nés prématurément et peuvent avoir d’importantes répercussions sur le développement neurologique du nourrisson.

À partir d’expériences effectuées sur des ratons, l’équipe de recherche a constaté que les animaux nés de mères stressées – dans ce cas-ci exposées à l’odeur de prédateur – présentaient davantage d'apnées. De plus, ces apnées étaient beaucoup plus dommageables, puisqu’elles étaient accompagnées de chutes importantes d'oxygène et du rythme cardiaque comme celles notées chez le bébé prématuré.

« Le développement du système respiratoire du raton est similaire à celui du nouveau-né humain. Ainsi, les résultats chez le raton constituent un pas de plus dans la compréhension des mécanismes neurobiologiques responsables des difficultés respiratoires chez le nouveau-né », explique le Dr Richard Kinkead, professeur à la Faculté de médecine de l’Université Laval, chercheur au Centre de recherche du CHU de Québec et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurobiologie respiratoire.

Le Dr Kinkead, qui a dirigé cette recherche, souligne que « pendant longtemps nous avons associé des facteurs comme le tabagisme ou l’alcoolisme aux problèmes rencontrés chez le nouveau-né, toutefois ces conditions sont aussi associées au déclenchement de certaines hormones du stress. Avec nos travaux, nous avons pu démontrer que les hormones du stress chez la mère affectent le développement des régions du cerveau impliquées dans la régulation de la respiration à la naissance ».

Une différence entre garçons et filles

L’équipe a par ailleurs constaté une différence entre les ratons femelles et mâles. Les ratons mâles nés de mères stressées démontraient une plus grande sensibilité au stress. Une conclusion qui correspond à la réalité clinique où  les enfants les plus à risque de développer de difficultés respiratoires sont les garçons.

« Notre prochain défi sera de comprendre plus en détail les mécanismes neurobiologiques responsables de ces phénomènes et d'expliquer pourquoi les garçons sont plus à risque que les filles de développer des apnées pour éventuellement réduire ce problème », indique le Dr Kinkead.

À propos du CHU de Québec
Constitué du CHUL, de L’Hôtel-Dieu de Québec et des hôpitaux de l’Enfant-Jésus, Saint-François d’Assise et du Saint-Sacrement, le CHU de Québec est le plus important établissement de santé du Québec et l’un des plus grands CHU au Canada. Il offre des soins généraux et spécialisés, mais surtout plusieurs services surspécialisés destinés à la population de l’est du Québec, soit un bassin de près de deux millions de personnes. Étroitement lié à l’Université Laval et tourné vers l’avenir, le CHU de Québec détient également une mission d’enseignement, de recherche dans de nombreuses pointes d’excellence, et d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé. Ces vocations sont d’ailleurs soutenues par près de 14 000 employés, 1 700 médecins, dentistes et pharmaciens et 550 chercheurs.



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Source:
Josianne Vignola
Direction des communications et du rayonnement
CHU de Québec
418 525-4387

 

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