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Salle de presse

Implantation d'une nouvelle pratique en oncologie : le dépistage de la détresse liée au cancer

Québec, le 29 avril 2010 - Un grand nombre de personnes atteintes de cancer risquent de vivre de la détresse au cours de leur cheminement avec la maladie et auront besoin d’une aide supplémentaire à court terme. À cet égard, l’outil de dépistage de la détresse en oncologie élaboré par un comité interdisciplinaire du Centre hospitalier universitaire de Québec, en collaboration avec un groupe de travail du Partenariat canadien contre le cancer (le Partenariat), favorise une prise en charge rapide de la personne atteinte de cancer afin de lui faciliter la vie et lui permettre de mieux fonctionner dans son quotidien. Bénéficiant du soutien du Partenariat, le CHUQ est un chef de file québécois dans l’implantation de cette nouvelle pratique clinique.

Un modèle de soins centrés sur la personne
Comme le cancer impose des défis non seulement physiques, mais aussi sur les plans émotif, social, informationnel, spirituel et pratique pour les patients et leur famille, on doit dépasser l’approche traditionnellement centrée sur le traitement de la tumeur pour considérer la personne dans son ensemble. « Le dépistage de la détresse est un des moteurs de l’évolution vers un modèle de soins centré sur la personne parce qu’il favorise un dialogue avec le patient qui tient compte de l’ensemble des sphères de sa vie, sans se limiter à la composante physique. Il s’agit donc d’un pas de plus vers ce changement dans la culture des soins de santé », a déclaré Marie-Claude Blais, Ph. D., responsable du projet d’implantation.

Dépister la détresse, ça veut dire quoi?
La détresse se définit comme « une émotion désagréable qui diminue la qualité de vie et qui peut nuire au fonctionnement de la personne ». Dépister la détresse signifie faire une identification précoce des préoccupations, des inquiétudes et des difficultés que vit la personne atteinte afin qu’elle soit accompagnée ou assistée au bon moment (rapidement) par le bon intervenant. Cette démarche permet aussi de déterminer si une évaluation ou une référence est nécessaire, par exemple vers un travailleur social, une nutritionniste, un médecin, un pharmacien, un psycho-oncologue, un conseiller spirituel ou une ressource communautaire. L’outil de dépistage de la détresse (ODD) développé et implanté par l’équipe d’oncologie psychosociale et spirituelle du CHUQ ─ L’Hôtel-Dieu de Québec se présente comme un questionnaire où le patient est invité à identifier les problèmes qu’il vit ou non dans les trois domaines essentiels ─ psychosocial, pratique et physique. Ce questionnaire est remis au patient de façon systématique à des moments déterminants de son cheminement.

Pour avoir de l’aide au bon moment, par les bons intervenants
La détresse est aujourd’hui considérée comme le sixième signe vital à dépister de façon systématique. Qu’elle soit de nature physique, pratique, psychosociale, émotionnelle ou spirituelle, la détresse doit être reconnue, dépistée au bon moment et prise en charge en donnant au patient accès à des soins et services centrés sur ses besoins précis. « En offrant un accès plus rapide et mieux adapté à toute une gamme de ressources tout au long de l’expérience du cancer, on soutient davantage les patients, les survivants et les membres de leur famille dans l’épreuve de la maladie, d’expliquer Dre Annie Tremblay, psychiatre spécialisée en oncologie à L’Hôtel-Dieu de Québec et coresponsable du projet d’implantation. Ces derniers se sentent ainsi mieux équipés pour faire face à la maladie et pour bénéficier d’une plus grande qualité de vie. »

Un standard d’Agrément Canada
Au Canada, le dépistage de la détresse fait aujourd’hui partie des normes d’accréditation des programmes de lutte contre le cancer. Comptant parmi les chefs de file en oncologie au Canada, le CHUQ est l’établissement hospitalier le plus avancé au Québec dans l’implantation clinique du dépistage de la détresse liée au cancer et fait figure de pionnier devant les autres hôpitaux de la province. « Depuis plus de trois ans, notre comité travaille en étroite collaboration avec le Partenariat canadien contre le cancer  pour développer un outil qui réponde aux normes des grands organismes nationaux dans la lutte au cancer et aux principes des meilleures pratiques cliniques, et qui prenne en compte les dimensions physiques, pratiques, psychosociales et spirituelles du patient, d’expliquer madame Blais. Il ne s’agit pas d’un projet de recherche, mais bien d’une pratique totalement intégrée à la démarche de soins au CHUQ. Nous en sommes très fiers. » 

Le 5 mai 2010 se tiendra à L’Hôtel-Dieu de Québec une journée de sensibilisation à la détresse vécue par les personnes atteintes de cancer. Différentes activités se dérouleront dans le but de mieux faire connaître aux patients et à leur famille ce programme d’implantation du dépistage de la détresse. Des bénévoles de l’Organisation québécoise des personnes atteintes de cancer (OQPAC) et de L’Hôtel-Dieu de Québec se joindront au comité interdisciplinaire pour assurer la mise en œuvre de cette journée.

Pour une entrevue avec un membre du comité interdisciplinaire, veuillez communiquer avec la Direction des communications au 418 525-4387.

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Source :     
Direction des communications
Centre hospitalier universitaire de Québec
Téléphone : 418 525-4387 

Pour information : 
Josiane Mathieu, t.s.
Coordonnatrice clinique pour le programme d’implantation du dépistage de la détresse
Téléphone : 418 525-4444, poste 16664

 

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