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Québec, le 19 octobre 2011 - Le Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (CRCHUQ) et la Faculté de médecine de l’Université Laval sont heureux d’être l’hôte de la première conférence en Amérique du Nord, depuis sa nomination le 3 octobre dernier, du récipiendaire du prix Nobel 2011 de Physiologie/Médecine, le Dr Jules Alphonse Hoffmann. Le Dr Hoffmann et ses deux collègues récipiendaire du Prix, l’Américain Bruce Beutler et le Canadien Ralph Steinman, ont été récompensés pour leurs travaux sur le système immunitaire.
Les recherches en infectiologie et immunologie sont très développées au CRCHUQ et particulièrement au centre de recherche en infectiologie dirigé par le Dr Michel G. Bergeron.
La venue du Dr Hoffmann est rendue possible grâce à la collaboration de la Fondation Gairdner. Cette fondation se consacre à la promotion de la recherche scientifique au Canada et à l'échelle mondiale, en reconnaissant le travail des chercheurs dont les découvertes ont mené à quelques-unes des plus importantes percées médicales au monde.
Date : jeudi 20 octobre 2011 Heure : conférence du Dr Hoffmann, à 12 h Point de presse à 13 h Intervenants : Dr Jules Alphonse Hoffmann et le Dr Michel G. Bergeron Lieu : Centre de recherche du CHUL, amphithéâtre Fisher, 2705 boulevard Laurier, Québec
Biographie du Dr Jules A. Hoffman :
Jules Hoffmann est né au Luxembourg, le 2 août 1941. Son père, enseignant de sciences naturelles et collectionneur d'insectes à ses temps perdus, lui a communiqué sa passion. Dans une brève autobiographie, il raconte que, sur les conseils du Pr Pierre Joly, qui l'avait accueilli dans son laboratoire du Centre national de recherche scientifique (CNRS) à Strasbourg, il a « décidé de rester dans le système universitaire français et de demander la nationalité française ». Il l'a obtenue en 1970, perdant ainsi sa nationalité luxembourgeoise, et n'a « jamais regretté » ce choix, malgré un « conflit » entre ses « intérêts scientifiques et les sentiments familiaux ».
À 70 ans, ce père de deux enfants vient de se voir aussi décerner la médaille d'or du CNRS, une des plus hautes distinctions scientifiques françaises après avoir reçu ces derniers mois les prestigieux prix Keyo de médecine, le prix Gairdner en sciences médicales et le prix Shaw en sciences du vivant et médecine.
MOUCHE DU VINAIGRE
Dans les années 1970, Jules Hoffmann a créé le laboratoire Réponse immunitaire et développement chez les insectes, installé à l'Institut de biologie moléculaire et cellulaire du CNRS, à Strasbourg, qu'il a dirigé de 1994 à 2006.
Après des premiers travaux sur les sauterelles, c'est chez la drosophile ou « mouche du vinaigre » que le biologiste analyse les réponses antimicrobiennes des insectes, permettant des avancées pour la compréhension des mécanismes chez les mammifères, homme compris, à une époque où « personne ne faisait ce type d'études au plan mondial ».
« Les insectes se défendent remarquablement bien contre les infections, notamment par la production de puissants peptides [petites protéines] à large spectre d'activité contre les bactéries et les champignons », a-t-il expliqué devant l'Académie française des sciences, quand il l'a présidée, de 2006 à 2008.
L'immunité innée est une « défense immédiate et générale, sans viser spécifiquement un germe infectieux ni mémoriser son identité », explique Jules Hoffmann, qui a découvert, en 1996, le récepteur Toll capable d'identifier un agent pathogène qui intervient dans l'activation de l'immunité adaptative ou spécifique. Cette découverte fondamentale va relancer l'intérêt de la communauté scientifique pour toute l'immunologie, fort délaissée ces années-là, et permettra des avancées capitales, aussi bien sur les mécanismes de défense du moustique responsable du paludisme que dans la compréhension des mécanismes de mémoire, de sommeil et de nutrition chez l'homme.
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Source : Pascale St-Pierre Direction des communications Centre hospitalier universitaire de Québec Téléphone : 418 525-4387
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