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Québec, le 3 juin 2010 - C’est avec fierté que le Centre hospitalier affilié universitaire de Québec (CHA) et le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), en collaboration avec le Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard (CRULRG), tiennent aujourd’hui et demain la deuxième édition du Symposium de Québec sur les avenues thérapeutiques pour les maladies neurodégénératives à l’Hôtel-Musée Premières Nations. Le but de ce symposium est de rassembler les gens de divers domaines de la santé intéressés par les maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson afin qu’ils puissent échanger sur les avenues thérapeutiques du futur. Le symposium stimulera l’intérêt pour ce type de recherche au sein de la communauté des chercheurs de l’Université Laval et de l’étranger.
Ce symposium réunit pour la deuxième année à Québec plusieurs experts, médecins cliniciens et chercheurs fondamentaux, du Québec et du Canada, mais également de l’Asie, de la France, du Royaume-Uni, de la Suède et des États-Unis, œuvrant au développement d’approches thérapeutiques pour les maladies neurodégénératives. Les traitements chirurgicaux actuels de la maladie (la stimulation cérébrale profonde et les approches de transplantations cellulaires) ainsi que les avancements concrets des dernières années (transplantation de cellules souches) seront à l’ordre du jour.
« Les recherches et avancées scientifiques des dernières années visent la guérison des patients atteints de maladies neurodégénératives. La transplantation de cellules souches est la voie de l’avenir et Québec veut s’insérer dans le peloton de tête des centres qui privilégient cette avenue. On doit sensibiliser les gens afin d’avoir les fonds nécessaires au développement de nos propres programmes ici à Québec », a déclaré le docteur Léo Cantin, neurochirurgien au CHA.
« Les recherches en laboratoire visent principalement à identifier le type de cellules parfaites pour la transplantation. Les recherches actuelles devraient mener à l’élaboration de nouveaux essais cliniques dans les cinq prochaines années », a ajouté la docteure Francesca Cicchetti, chercheure – axe neurosciences au Centre de recherche du CHUQ.
Le Symposium de Québec est une occasion privilégiée de mettre en valeur l’expertise développée par les chercheurs de l’Université Laval et ceux qui œuvrent dans les centres affiliés que sont le CHA, le CHUQ et le CRULRG. L’avancement des sciences et le partage des connaissances sont au cœur de la mission universitaire et, grâce à la contribution des chercheurs, les percées scientifiques contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations, tout en entraînant des retombées économiques importantes.
Voici un résumé des différentes présentations prévues :
Le Dr Martin Parent est professeur adjoint à la Faculté de médecine de l’Université Laval et chercheur au Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard (CRULRG). Ses recherches portent sur l’organisation anatomique et fonctionnelle des structures nerveuses impliquées dans le contrôle du mouvement. Il nous présentera ses travaux qui visent à investiguer le rôle de la sérotonine, un neurotransmetteur, dans le fonctionnement de ces structures.
La Dre Pershia Samadi, postdoctorante sous la direction du Dr Abbas Sadikot de l’Institut Neurologique de Montréal/Université McGill, discutera de ses travaux de recherche sur l’importance de la transmission du glutamate au sein des ganglions de la base et des possibilités de développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les maladies neurodégénératives (Parkinson).
La Dre Anna-Liisa Brownell est professeure associée à la Faculté de médecine de l’Université Harvard et directrice du laboratoire de tomographie par émission de positrons expérimentale au Centre Athinoula A. Martinos pour l’imagerie biomédicale, à l’Hôpital général du Massachusetts. Elle travaille sur le développement de nouvelles techniques d’imagerie fonctionnelle pour les maladies neurodégénératives.
La Dre Elena Moro, neurologue, est professeure associée en neurologie à l’Université de Toronto et directrice médicale du programme de chirurgie des désordres du mouvement au Centre des désordres du mouvement de Toronto Ouest. Elle nous présentera ses travaux sur les mécanismes d’action de la stimulation cérébrale profonde, de manière à améliorer les résultats cliniques et développer de nouveaux traitements chirurgicaux pour les désordres du mouvement.
Le Dr Jeffrey H. Kordower est professeur en sciences neurologiques et directeur du Centre de recherche pour la réparation cérébrale à la Faculté de médecine de l’Université de Rush aux USA. Au cours du symposium, il nous parlera de la thérapie génique appliquée à la maladie de Parkinson. Il décrira ses travaux sur des primates ainsi que ses essais cliniques qui pourraient mener vers des traitements chez les humains.
Le Dr Patrik Brundin est un chercheur renommé à la Faculté de médecine de l’Université de Lund en Suède, dans le domaine de la maladie de Parkinson et a publié plus de trois cents articles sur ce sujet ou des thèmes connexes. Il a fait partie de l’équipe de recherche ayant développé la première procédure clinique de transplantation intracérébrale pour la maladie de Parkinson en 1987. À l’occasion de ce symposium, il discutera des nouvelles voies de recherche ouvertes par la thérapie cellulaire.
La Dre Francesca Cicchetti est chercheure dans l’axe de recherche neuroscience au Centre de recherche du CHUL au CHUQ, professeure associée au département de Psychiatrie/Neuroscience de la Faculté de Médecine de l'Université Laval et professeure associée à l’Université Harvard au département de radiologie de l’Hôpital général du Massachusetts. Elle nous présentera ses récentes recherches sur la survie des greffes neurales chez les patients atteints de la maladie de Huntington.
Le Dr Roger A. Barker est professeur en neuroscience clinique à l’Université de Cambridge en Grande-Bretagne et neurologue consultant honoraire à l’Hôpital Addenbrooke de Cambridge. Il travaille sur les désordres neurodégénératifs chroniques des maladies de Parkinson et de Huntington aux niveaux expérimental et clinique. Son objectif principal est de mieux définir l’hétérogénéité de ces maladies, afin que les thérapies innovantes, incluant les traitements cellulaires, puissent être transférées plus efficacement du laboratoire à la clinique.
Le Dr Alim Louis Benabid, neurochirurgien et professeur à Grenoble en France, a été le pionnier de la stimulation cérébrale profonde et ses travaux ont notamment porté sur les moyens pour contrer les effets de la maladie de Parkinson. Sa conférence portera sur l'évolution de la neurochirurgie fonctionnelle.
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Renseignements :
Geneviève Dupuis Adjointe à la directrice générale et responsable des communications au CHA 418 649-5587
Pascale St-Pierre Direction des communications CHUQ 418 525-4387
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