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Québec, le 17 novembre 2011 - Des chercheurs du Centre de recherche du CHUQ se penchent sur l’une des principales causes de mortalité dans le monde, la défaillance du cœur. Leurs récentes avancées sur la défaillance du ventricule droit associée à l’hypertension artérielle pulmonaire viennent d’ailleurs d’être publiées dans la revue scientifique Circulation.
Les membres de l’équipe dirigée par le Dr Sébastien Bonnet du Centre de recherche du CHUQ, en collaboration avec l’équipe du Dr Evangelos Michelakis de l’Université de l’Alberta, ont découvert une signature de molécules, les microARN, qui caractérisent le passage d’un ventricule droit normal à un état hypertrophié, puis défaillant. Les maladies associées à la défaillance cardiaque droite présentent des taux de mortalité très élevés qui s’expliquent notamment parce que le ventricule droit défaille plus facilement que le ventricule gauche, et ce, pour des raisons qui demeurent inconnues.
« Beaucoup d’efforts scientifiques portent sur le traitement de la défaillance du ventricule gauche. Cependant, de nombreuses différences existent entre les deux ventricules et il n’est pas possible d’extrapoler les découvertes obtenues de l’un à l’autre. Cette avancée pourrait ouvrir de nouvelles avenues d’investigation sur la défaillance cardiaque droite et contribuer à comprendre pourquoi le ventricule droit répond de façon sous optimale à la pression pulmonaire », explique le Dr Bonnet également professeur à la Faculté de médecine de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en pathologie vasculaire avec remodelage.
Un patient ayant une hypertrophie ventriculaire gauche peut, par exemple, vivre des dizaines d’années sans symptôme et sans défaillance du cœur gauche, alors qu’un patient ayant une hypertrophie ventriculaire droite peut mourir dans les trois ans. « Il n’existe actuellement aucune thérapie spécialement construite pour améliorer la fonction du ventricule droit. Nos résultats de recherche améliorent les connaissances globales sur ce ventricule et permettront de proposer de nouvelles interventions thérapeutiques mieux adaptées », ajoute Roxane Paulin, membre de l’équipe de recherche.
La défaillance du ventricule ventriculaire L’augmentation de la pression pulmonaire peut survenir de façon spontanée ou encore de façon secondaire et provoque une force contraire à l’expulsion du sang par le ventricule droit. Ce dernier, pour continuer de jouer sa fonction, s’adapte et augmente sa puissance. Le muscle cardiaque s’épaissit et amène l’hypertrophie du ventricule droit. Lorsque cette adaptation du cœur droit ne suffit plus, le muscle cardiaque se dilate et perd sa fonction de pompe : on parle alors de défaillance.
Prix du meilleur résumé Outre Sébastien Bonnet, les auteurs de l’étude sont les Drs Evangelos D. Michelakis, Gopinath Sutendra et Peter Dromparis de l’Université de l’Alberta ainsi que Roxane Paulin du CRCHUQ. Cette dernière, étudiante au doctorat au CRCHUQ, s’est d’ailleurs vu remettre par l’American Heart Association le prix du meilleur résumé scientifique dans la catégorie « Soins critiques » pour le résumé intitulé A microRNA signature of the failing right ventricle. Cette reconnaissance lui a été décernée le 15 novembre dernier à Orlando par le Cardiopulmonary, Critical Care, Perioperative and Resuscitation Council.
À propos du CHUQ Le CHUQ est l’un des plus importants établissements de santé du Québec. Il offre des soins généraux, mais surtout plusieurs services hyperspécialisés destinés à la population de tout l’Est du Québec, soit un bassin de près de deux millions de personnes. Étroitement lié à l’Université Laval et tourné vers l’avenir, le CHUQ est également voué à l’enseignement et à la recherche dans ses nombreux domaines d’excellence, de même qu’à l’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé. Il est animé par une équipe experte et humaine de quelque 1 000 médecins, dentistes et pharmaciens et de 9 000 employés. Le CHUQ regroupe L’Hôtel-Dieu de Québec, l’Hôpital Saint-François d’Assise et le CHUL avec son Centre mère-enfant, de même que cinq centres de soins. On peut trouver tous les détails au sujet du CHUQ en visitant le www.chuq.qc.ca.
À propos du Centre de recherche du CHUQ Le CRCHUQ se situe parmi les plus importants centres de recherche en milieu hospitalier au Canada, réunissant quelque 260 chercheurs et 725 étudiants. Ces équipes de recherche regroupées sous huit axes opèrent sur les trois sites hospitaliers du CHUQ. Au printemps 2009, le Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ) a attribué au CRCHUQ une cote globale d’excellence. De plus, le FRSQ a octroyé une mention exceptionnelle à l’axe Infectiologie et immunologie et à l’axe Endocrinologie et génomique. Le CRCHUQ, grâce à l’excellence de ses équipes de recherche et ses installations ultramodernes, possède une réputation enviable au niveau national et international. Le CRCHUQ bénéficie d’un budget annuel moyen de 70 millions de dollars.
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Source : Josianne Vignola Direction des communications Centre hospitalier universitaire de Québec Téléphone : 418 525-4387
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