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Québec, le 25 août 2010 - La prise d’aspirine à faible dose en début de grossesse chez les femmes à risque de développer de la pré-éclampsie est très efficace. Voilà la conclusion à laquelle en sont venus une équipe de chercheurs de l’axe reproduction, santé périnatale et santé de l’enfant du Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (CRCHUQ). Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans l’édition d’août de la revue Obstetrics & Gynecology. Le docteur Emmanuel Bujold est chercheur au CRCHUQ, professeur agrégé et titulaire de la Chaire Jeanne et Jean-Louis Lévesque à la Faculté de médecine de l’Université Laval.
Une recherche dans le même sens avait déjà été réalisée par une équipe de chercheurs en Angleterre, mais ces derniers n’avaient pas orienté leurs travaux vers les femmes à qui on faisait prendre de l’aspirine à faible dose tôt en grossesse, et n’avaient donc pas atteint les résultats escomptés. « Nous sommes très heureux d’être en mesure d’affirmer que, contrairement à la prise d’aspirine à faible dose à un stade plus avancé de la grossesse, ce traitement précoce a véritablement un effet chez la femme enceinte à risque de développer de la pré-éclampsie », d’affirmer le docteur Emmanuel Bujold.
La pré-éclampsie est une affection grave qui touche entre 2 et 5 % des grossesses. Elle survient généralement en fin de grossesse et combine hypertension artérielle et protéine dans les urines. En absence de traitement, la pré-éclampsie ou l’éclampsie peuvent mettre en jeu la vie de la mère et la vie de l’enfant. Elle est une cause importante de restriction de croissance fœtale. La prévention de la pré-éclampsie repose sur le dépistage systématique, au cours de toute grossesse, des signes d’atteinte rénale, soit la tension artérielle et la présence de protéines dans l’urine.
La pré-éclampsie est l’une des principales causes du déclenchement prématuré d’un accouchement ou d’une césarienne. Par ailleurs, l’étude a également permis de démontrer que la prise d’aspirine permettait, par l'entremise de la prévention de la pré-éclampsie, de diminuer de plus de 50 % le risque de restriction de croissance fœtale.
À propos du CHUQ Le CHUQ est l’un des plus importants établissements de santé du Québec. Il offre des soins généraux, mais surtout plusieurs services hyperspécialisés destinés à la population de tout l’Est du Québec, soit un bassin de près de deux millions de personnes. Étroitement lié à l’Université Laval et tourné vers l’avenir, le CHUQ est également voué à l’enseignement et à la recherche dans ses nombreuses pointes d’excellence, de même qu’à l’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé. Il est animé par une équipe experte et humaine de quelque 1 000 médecins, dentistes et pharmaciens et 9 000 employés. Le CHUQ regroupe L’Hôtel-Dieu de Québec, l’Hôpital Saint-François d’Assise et le CHUL avec son Centre mère-enfant, de même que cinq centres de soins. On peut trouver tous les détails au sujet du CHUQ en visitant le www.chuq.qc.ca.
À propos de l’Université Laval Située à Québec, ville du patrimoine mondial, l’Université Laval est la première université francophone d’Amérique du Nord. Elle fait partie du peloton de tête des universités canadiennes en matière de recherche, au 7e rang parmi les 94 établissements d’enseignement supérieur du pays, avec un budget de 280 millions de dollars alloués à la recherche l’an dernier. L’Université Laval compte plus de 1 300 professeurs-chercheurs qui partagent leur savoir avec quelque 45 000 étudiants dont 10 000 sont inscrits aux cycles supérieurs.
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Source : Pascale St-Pierre Direction des communications Centre hospitalier universitaire de Québec Téléphone : 418 525-4387
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