- Au Québec, il appert que la prévalence de plaies de différentes étiologies chez des patients hospitalisés est estimée à 1,4 % (0,1 % à 7,5 %). Or, ce taux pourrait augmenter dans les prochaines années en raison, principalement, du vieillissement de la population. Parmi l’arsenal thérapeutique disponible pour le traitement des plaies figurent différents types de pansements, de même que d’autres traitements alternatifs, dont la thérapie par pression négative (TPN). Cette technologie est largement utilisée pour le traitement des plaies, mais son efficacité n’est pas démontrée.
Comme depuis quelques années, les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches ont connu un accroissement de la demande d’appareils de TPN, l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale ainsi que le Réseau universitaire intégré en santé de l’Université Laval (RUIS-UL) ont sollicité l’aide de l’Unité d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé (UETMIS) du CHUQ dans le but de déterminer si l’accessibilité à cette technologie devait être accrue et de procéder à l’évaluation de l’efficacité, de l’innocuité, des coûts et des impacts organisationnels associés à l’utilisation de la TPN dans les régions concernées.
Après une recherche exhaustive des faits scientifiques, la consultation d’experts et la constitution d’un groupe interdisciplinaire d’experts, l'UETMIS du CHUQ a pu établir différents constats et pistes d'action à privilégier afin de faciliter l’implantation d’un continuum de services comme solution durable visant à améliorer la qualité des soins pour la prise en charge des cas de plaies complexes.
À cet égard, elle vient de publier son rapport qui présente l’évaluation de l’efficacité, de l’innocuité, des coûts et des impacts organisationnels associés à l’utilisation de la TPN pour le traitement des plaies complexes dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches.
Les travaux de l’UETMIS ont déjà des retombées concrètes sur le terrain puisque l’Agence de santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale a mandaté un groupe de travail pour revoir l’organisation des services pour la TPN. Le comité directeur du CHUQ a fait de même à l’interne et d’autres établissements et agences du RUIS-UL ont emboîté le pas afin de réduire les coûts par une meilleure utilisation de la TPN dans les hôpitaux et les centres de santé et de services sociaux.
La mise en place des recommandations de l’UETMIS devrait améliorer la qualité, la sécurité et l’efficience des soins en déterminant les meilleures indications et une organisation optimale des services de traitement des plaies. Ainsi, les patients pourraient bénéficier de traitements mieux adaptés à leurs besoins, plus efficaces et susceptibles d’améliorer leur qualité de vie.
Ce rapport a permis à l’UETMIS et au CHUQ de rayonner dans le RUIS-UL et au-delà de ses frontières puisque les travaux ont été présentés auprès de gestionnaires, cliniciens du réseau et lors de congrès nationaux et internationaux.
Ce projet sur la thérapie par pression négative illustre bien l’utilité de la démarche d’évaluation des technologies et de modes d’intervention en santé. Cet outil d’aide à la décision centré sur les besoins de la clientèle est utile afin d'augmenter la performance clinique et administrative et d'identifier les approches thérapeutiques les plus sécuritaires et efficaces.
La version intégrale du rapport est disponible en version électronique.
L’ensemble des publications de l'UETMIS est disponible dans la section évaluation du site.
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