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La malaria dans la mire des chercheurs du Centre de recherche du CHUQ

- Une équipe du Centre de recherche du CHUQ décortique patiemment chacune des étapes qui conduisent à l'invasion d'un globule rouge par le parasite responsable de la malaria, une maladie infectieuse qui selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cause le décès d’un enfant africain chaque minute.

Entre 20 et 60 secondes. Voilà le temps qu'il faut au parasite Plasmodium falciparum pour se glisser à l'intérieur d'un globule rouge et commencer son travail de sape qui conduira à la malaria. Ce qui se produit pendant cette petite minute est crucial : sans invasion, il n'y a pas d'infection. C'est pourquoi Dave Richard, professeur à la Faculté de médecine de l’Université Laval et son équipe du Centre de recherche du CHUQ en décomposent patiemment chaque étape dans l'espoir de trouver moyen de bloquer le processus. Le professeur de la Faculté de médecine de l'Université Laval a fait le point sur ses travaux lors d'une conférence prononcée le 4 avril devant les membres de l'Institut de biologie intégrative et des systèmes.
   
La malaria, aussi appelée paludisme, est une maladie infectieuse causée par des parasites du genre Plasmodium. La transmission entre les personnes se fait par l'intermédiaire de moustiques. Selon l'OMS, 216 millions de cas de malaria et 650 000 décès sont survenus en 2010. Les jeunes enfants en sont les principales victimes.
   
La lutte contre cette maladie infectieuse donne des signes de fatigue : il n'y a toujours pas de vaccin, peu de nouveaux médicaments sont développés et des souches résistantes aux thérapies existantes font leur apparition. C'est pourquoi il y a un urgent besoin de trouver de nouvelles armes pour contrer la malaria.
   
La réponse se trouve peut-être dans l'extrémité apicale du parasite au moment où il passe à l'abordage du globule rouge, croit le professeur Richard. C'est là qu'est mise en branle la mécanique qui lui permet de s'infiltrer dans la cellule hôte où il se multiplie jusqu'à l'éclatement du globule rouge, déclenchant les poussées de fièvre caractéristiques de cette maladie. « Plusieurs des protéines impliquées dans l’invasion sont stockées dans le complexe apical et elles sont relâchées à différents temps durant l’invasion, résume le chercheur. Nos travaux visent à décrire les différentes étapes moléculaires qui surviennent pendant l'invasion. »
   
Une meilleure compréhension de ce processus fournira une quantité importante de nouvelles cibles thérapeutiques et vaccinales. Certaines d'entre elles ouvriront peut-être la voie à de nouvelles façons de stopper la prolifération de ce petit envahisseur hautement sophistiqué.

Source : Jean Hamann, Au fil des événements, volume 47, numéro 27. 


2012-04-13
Article paru dans le CHUQ en action du 18 avril 2012

 

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