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- Le repos au lit, longtemps considéré comme une approche thérapeutique, contribue à l’atrophie musculaire, la perte de masse osseuse et la diminution des fonctions cardio-respiratoires – ce que l’on appelle le syndrome de déconditionnement – qui affecte un grand nombre d’usagers. On peut donc présumer que la mobilisation accrue des patients peut réduire les effets négatifs de ce syndrome et contribuer à la prévention des chutes et des plaies.
C’est dans ce contexte qu’une équipe multidisciplinaire de l’Hôpital Saint-François d’Assise a mis sur pied un poste de préposés à la mobilisation, dont la tâche principale consiste à faire bouger sans tarder les patients après une chirurgie ou toute autre intervention médicale, afin de leur éviter le plus possible un séjour en centre de réadaptation.
Ainsi, à travers son intervention, le préposé à la mobilisation fait bouger le patient le plus possible, le faisant passer de son lit à son fauteuil ou à la salle de bains, et inscrit des marches à son horaire quotidien. S’il est trop tôt pour en quantifier les effets, le personnel clinique de l’unité a constaté que les bénéfices de cette approche pour les patients sont nombreux. Par exemple, plusieurs d’entre eux retournent à domicile plus tôt que prévu. Mieux encore, certains patients qui étaient en attente d’une place en centre de réadaptation ont évité ce passage obligé grâce aux progrès constatés à l’hôpital.
Ce projet prend appui sur une littérature scientifique volumineuse vantant les mérites d’une mobilisation précoce des personnes hospitalisées. Les nombreux bénéfices aux patients ont aussi été à la source d’un dialogue renouvelé entre les équipes de soins et celles de physiothérapie. Il aura par ailleurs permis un meilleur arrimage entre cette discipline et les soins infirmiers.
L’impact de cette nouvelle approche est tel qu’un changement de culture est en train de s’opérer et est appelé à prendre de l’ampleur. Pour les équipes de soins, il s’agit d’investir dans le potentiel d’autonomie des patients.
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